Les anciens présidents du Souvenir de la Chouannerie Normande : Le premier président :
L’association a été
fondée par quelques personnes réunies le 15 août 1957 en vue de « rappeler le
sacrifice de ceux qui sont morts pour Dieu et le Roi, et honorer leur
souvenir ». Ces membres fondateurs de l’association légale constituée en
octobre 1957 à la préfecture de Saint-Lô sont : Jean de La Varende, Louis
de Grosourdy marquis de Saint-Pierre, Raymond Regnault, Pierre Voisin et Agnès
Seval.
Nous allons, par devoir de mémoire, vous présenter, un par un, les présidents qui construisirent l'association du Souvenir de la Chouannerie Normande.
Nous commencerons par le commencement avec l
Nous pourrions présenter Monsieur de La Varende par une biographie complète, mais le sujet étant aisé à trouver, nous choisissons de mettre en avant des témoignages du passé, notamment en rapport avec la Chouannerie Normande.
« Lorsque nous avions pressenti Jean de la Varende pour prendre la tête de notre mouvement - ce qui semblait si bien convenir à ses aspirations et à ses écrits - il avait accepté en y mettant une condition : ’’ ne pas avoir un simple titre honorifique, mais avoir la présidence effective de notre Société.’’ C’était montrer combien il adhérait entièrement à nos idées qui étaient siennes, et surtout nous assurer qu’il en voulait être véritablement et officiellement : la Tête, le Cœur et l’Ame.
Cette adhésion
complète à notre mouvement, il nous l’a prouvée au cours de cette belle
manifestation |de Verneuil] (…). Nombreux sont ceux qui assistèrent à notre
réunion de Verneuil, écoutèrent notre Président évoquer le sacrifice de Frotté
et de ses Compagnons devant le Tertre historique, puis à l’issue du déjeuner,
entonner les chants les plus caractéristiques de notre Histoire. Souvenirs émouvants qui restent gravés au plus profond de nos cœurs de membres de la
Chouannerie Normande. Jean de la Varende montra bien, ce jour-là, l’âme
ardente de notre Société.»
(Lettre
d’information, septembre 1959)
Voici également un court témoignage de Monsieur de La Varende, relatif aux chouans normands, comment mieux le présenter que par ces quelques lignes qui abondent d'informations le concernant :
"Ils furent les ratés
de la Gloire. Ils ont beaucoup donné et en de telles circonstances que leur
mérite et leur acharnement dépassèrent même les exploits vendéens. En effet, ils ne connurent jamais une organisation complète, ils n’eurent jamais l’appui que
la généralité de la révolte procurait aux Vendéens ;ils ne furent jamais
soutenus par l’unanimité de la campagne, comme au-delà de la Loire, où
seules les villes, et pas toutes, restaient républicaines. Ils durent se
débrouiller par les moyens du bord, et rester clandestins, sauf les trois guerres
où ils purent, enfin, apparaître. En dehors des années 1795-1796, 1799-1800 et
1815, les Chouans de Normandie agirent sans liaison réelle, mais cependant sans
jamais abandonner. Pas d’armée royale en dehors de si courtes périodes, mais
toujours une activité monarchique.
Ce fut même la persistance de ces activités sporadiques qui contribua à leur fâcheuse réputation. Les Chouans de Normandie sont confondus avec les brigands, et même par certains érudits honorables, quoique engagés. On sait la « Guerre des Géants » et les éloges des adversaires, mais ici, le dévouement dépensé et les terribles circonstances auraient dû valoir, aux réfractaires, un renom digne d’eux. Seul M. de la Sicotière, dans son formidable ouvrage consacré à Frotté et aux insurrections normandes, en a parlé avec l’abondance et le respect qu’il faut. Les Mémoires retrouvés sont tronqués, sont fantaisistes. On a vraiment très peu de choses, mais encore assez pour se rendre compte de l’héroïsme dépensé. " Jean de La Varende.
Article et photo par : Wilfrid Paquiet.

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